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La politique d’adaptation personnalisée du logement consiste à concevoir un projet d’aménagement du logement sur la base d’une approche globale de la personne et de son environnement, au profit de personnes âgées dépendantes.
Un logement inadapté aggrave les incapacités et engendre la
régression, mais l’amélioration de l’habitat décidée indépendamment d’une approche
globale de la personne, peut aussi s’avérer inefficace. Toute demande d’aide
particulière doit être examinée à partir d’une évaluation des possibilités physiques
et intellectuelles de la personne, de ses relations avec son environnement.
Les réponses doivent être intégrées dans un plan général d’aide et de soins.
C’est pourquoi la Cram a engagé une politique d’évolution de la prestation habitat
traditionnelle vers une adaptation personnalisée du logement. Cette orientation
se concrétise par le financement apporté au fonctionnement des Cicat, centres
d’information et de conseil sur les aides techniques.
Le service social de la Cram intervient en équipe pluridisciplinaire avec des ergothérapeutes dans le cadre des Cicat pour évaluer les conditions du maintien à domicile et proposer un plan d’aide. Il doit être adapté tant sur le plan de l’aménagement du logement que sur le recours possible à des aides techniques ou des aides humaines.
Le développement de cette politique passe par l’intégration
du dispositif d’adaptation personnalisée du logement dans un partenariat avec
les autres financeurs et plus particulièrement les conseils généraux dans le
cadre de la coordination prestation spécifique dépendance.
Les Cicat ont pour vocation de répondre à un besoin
d’information et de conseil sur les aides techniques (matériel d’aide à la vie
quotidienne) et sur les aménagements de l’environnement (domicile, lieu de travail...)
nécessités par une situation de handicap ou de perte d’autonomie.
Ils s’adressent en priorité aux personnes atteintes d’une incapacité liée à
une déficience motrice ou sensorielle, quelle qu’en soient l’origine et donc
la pathologie ou l’âge.
Les Cicat se créent en dehors de tout intérêt commercial. Ils ne dispensent
pas de soins et ne disposent pas de capacité d’hospitalisation.
Les missions, les moyens et les conditions requises pour l’exercice de leur
activité ont été précisées dans une charte de qualité de service unissant les
Cicat au plan national (charte de la Fencicat).
apporter
une information la plus objective possible, sur tous les matériels
et équipements facilitant la vie quotidienne des personnes présentant un handicap ;
procurer
un conseil spécialisé, personnalisé, dans un but d’autonomie et/ou
de confort ;
concourir
à l’accessibilité et à l’adaptabilité des bâtiments.
humains,
le personnel pluridisciplinaire des centres doit comprendre au moins :
- un professionnel de la réadaptation fonctionnelle,
- un professionnel de la documentation et de l’information.
matériels :
le centre doit utiliser et favoriser tous les moyens d’information, en particulier :
- la gestion d’une documentation actualisée ;
- la participation à la formation de l’entourage familial
et des professionnels ;
- la sensibilisation du public.
information
conseil (constitution et gestion d’une documentation) ;
diffusion
de l’information aux particuliers et aux professionnels ;
évaluation
en interdisciplinarité (AS + médecin) des capacités fonctionnelles
et d’autonomie quotidienne et/ou sociale de la personne ou d’un public ciblé
en vue de déterminer les désavantages de situation, donc le handicap et les
solutions pouvant être proposées et envisagées ;
suivi
des interventions et de l’accompagnement des solutions adoptées :
- sollicitation d’intervenants ;
- coordination des différents intervenants susceptibles de
mettre en œuvre la proposition retenue, ou la participation à cette coordination
si elle est assurée par un service extérieur ;
- aide à la recherche du financement pour la mise en œuvre
de la proposition retenue ;
- apprentissage de l’utilisation des aides techniques ;
- information, sensibilisation, formation de l’entourage ;
- aide à la rédaction de cahiers des charges ;
exposition
de matériels ;
réflexion
sur l’adaptation et la conception d’aides techniques et participation
à l’évaluation des produits.
Depuis 1989, la Cram soutien le développement d’actions
d’adaptation du logement (première expériences dans le Doubs).
Elle apporte deux types de contribution à l’activité des Cicat :
contribution
technique
Le service social de la Cram apporte sa contribution dans le cadre de sa mission
de prévention et de traitement des conséquences sociales de la dépendance des
personnes âgées et/ou handicapées.
Le but est de permettre à ces personnes d’accéder aux aides et services que
requiert leur état et d’apporter un soutien à leur entourage familial et social.
L’assistant social de la Cram est chargé, avec l’ergothérapeute, de l’évaluation
globale initiale et du suivi des plans d’aide et d’action.
Dans le cas où une aide financière complémentaire aux aides traditionnelles
s’avère nécessaire, il transmet au responsable du service social régional ses
éléments d’appréciation sur l’opportunité d’une aide complémentaire.
Dans le cas de l’évaluation des résultats des aides apportées, il réalise, conjointement ou non avec l’ergothérapeute, une ou des visites à domicile, indépendamment de celle prévue pour la réception des travaux, à laquelle il peut être associé.
contribution
financière
Sur le fonds ASV et ASS maladie, la Cram apporte une aide au financement sous
différentes formes tenant à des contextes historiques et locaux particuliers :
- aide à la structure sous forme de subvention de fonctionnement
ou de prise en charge partielle du coût de réalisation des plans d’aide au bénéfice
des ressortissants du régime général (tous âges) ;
- aide individuelle aux personnes pour le paiement d’une
surprime correspondant à deux fois le montant de la subvention accordée dans
le cadre de l’aide traditionnelle à l’habitat.
La Bourgogne et la Franche-Comté comptent actuellement
quatre Cicat, trois sont en projet dans le Jura, l’Yonne et la Nièvre .
Les premiers Cicat sont nés à peu près en même temps
que la spécialité de réadaptation fonctionnelle en médecine, il y a à peu près
35 ans. La plupart d’entre eux ont toutefois vu le jour depuis une dizaine d’années,
grâce à une mobilisation d’énergies et de moyens divers, en l’absence de cadre
juridique défini.
Leur activité s’exerce actuellement en l’absence de toute prise en charge par
les organismes chargés des secteurs sanitaire et social.
Il en résulte qu’ils représentent actuellement une
mosaïque de structures diverses :
totalement
indépendantes et le plus souvent associatives, rattachées à une structure
mère qui en est le financeur (unique ou principal) ;
ou ayant
développé des actions complémentaires afin de se donner les moyens
de financer leur activité information et conseil.
Ils sont regroupés au sein d’une fédération (Fencicat)
En 1999, treize régions administratives sont couvertes
par vingt-huit Cicat.
Les partenaires financiers sont les suivants :
Cnam ;
Cram ;
Cpam ;
Msa ;
conseils généraux ;
Etat ;
collectivités locales ;
AFM ;
mutuelles ;
AGEFIPH.
Le plan gouvernemental 2001/2003 en faveur des personnes
handicapées préconise la généralisation à l’ensemble des départements de l’expérimentation
des sites pour la vie autonome conduite par quatre Cicat en France depuis 1996
dont le Citeva.
Dans l’immédiat, quinze sites, dont la Haute-Saône et le Citeva, prolongeront
les expériences préalablement engagées.
Le développement de ces dispositifs confirme l’intérêt de l’activité des Cicat
qu’ils sont supposés pérenniser. Il améliorera encore l’offre de service faite
aux personnes puisque la simplification et la clarification des procédures de
financement ainsi que la réduction des délais de mise en place des solutions
préconisées dans les plans d’aide par les équipes pluridisciplinaires doivent
être recherchées.
Ces objectifs sont concrétisés par des modalités d’organisation
intégrant :
un
comité départemental composé des organismes de protection sociale,
Cotorep, CDES, collectivités territoriales, associations... ;
des
équipes d’évaluation labellisées ;
une commission
des financeurs ;
une
caisse pivot ;
un
guichet unique ;
un dossier unique.
Le dispositif APH 21 a été réalisé dans le cadre d'un
partenariat associant le conseil général de la Côte-d'Or, la MSA, le CCAS de
Dijon, les caisses Organic, Ava et la Cram.
Il a pour finalité de permettre aux personnes âgées d'au moins 60 ans, en perte
d'autonomie, qui souhaitent rester à leur domicile, d'aménager leur cadre de
vie selon leurs besoins particuliers en travaux et en aides techniques.
La Cram participe à l'évaluation et au financement des plans d'aides en faveur des personnes âgées.
| Contact
: pascale.schleuniger@-cram-bfc.fr tél. : 03 80 70 50 82 |